REPORTS (French version only)
COMPTES RENDUS DES
CONFÉRENCES des années : 2001-2002 2003 2004
2005 2006-2009
Nous remercions la rédaction de Numismatique et
Change d’avoir autorisé la reproduction des comptes-rendus rédigés par
Jacques Thilliez et publiés dans
cette revue de 2001 à 2004.
Depuis, Février 2008, les seuls comptes-rendus
de conférences mensuelles figurant ci-dessous sont ceux fournis par les auteurs
de ces conférences.
THEMES DES PROCHAINES
CONFÉRENCES
Vendredi 3 Février 2012
« Les
médailleurs et la Bretagne (XVe-XXe s.) » par Yves Coativy
La
Bretagne intéresse les médailleurs dès la fin du Moyen Âge, directement ou
indirectement. Dans les toutes premières médailles françaises et même
étrangères (la Judenmedaille de Prague), la duchesse et reine Anne apparaît à
plusieurs reprises. Sous l'Ancien Régime, des épisodes militaires (la bataille
de Saint Cast), religieux (la chapelle des Jésuites de Brest) ou politiques (le
rétablissement de la santé de Louis XV) donnent lieu à des frappes
commémoratives tout à fait intéressantes. Mais c'est surtout au XIXe et dans la
première moitié du XXe siècle que les médailleurs travaillent pour la région.
Certains lui consacrent une partie importante de leurs oeuvres (Bazin, Schwab),
d'autres quelques plaquettes (Dropsy). L'exposé, illustré, vise à rappeler
cette histoire et à expliquer les symboles retenus qui vont d'une fantaisie
certaine au régionalisme en passant bien sûr par le
folklorisme
le plus pur.
Vendredi 6 avril 2012
« Etude des monnaies découvertes durant les fouilles de
l'abbaye de Landévennec (29) » par Gildas Salaun
Vendredi 4 mai 2012
« De
nouveaux ateliers wisigothiques du début du VIe siècle situés au sud de la France » par Fernando Lopez-Sanchez
Tous les trémisses qui montrent à
l’avers une croix sur un buste cuirassé sont susceptibles d’avoir été frappés
par une autorité wisigothique.
Ceci est le cas, par exemple, de quelques trémisses arborant une “R” sur
leurs avers. Ces monnaies ont été
considérées depuis Belfort (1893, no 3176), comme ayant été frappés à
Rennes. Néanmoins, nous pensons
qu’elles ont été en fait frappées à Rodez dans les années 527-531 apr. J.-C. D’autres ateliers du sud de la France, tels que Albi, Lemovecas
(Limoges), Lanticiacum (Lanzac), Gavalorum (Javols), Vendasca (Venasque) et d’autres semblent avoir produit, eux aussi, des frappes
wisigothiques au début du règne de Justinien. C’est uniquement après 531 que
tous ces ateliers frappèrent des émissions portant des caractéristiques de type
mérovingien.
COMPTES RENDUS
DES DERNIERES CONFÉRENCES
Conférence
du
Vendredi 6 janvier 2012
« David d'Angers au Musée du
Cabinet des médailles,
présentation de l'exposition »
par Inès Villela-Petit
Le sculpteur Pierre-Jean David, dit David d’Angers
(1788-1856), est l’auteur d’une série de 500 portraits de bronze en médaillons
dont la réalisation s’est étalée de 1815 à 1853. Œuvres à caractère amical et
privé au départ, ces médaillons deviennent progressivement un véritable projet
politique aux fins d’édification de la population par l’exemple des
« génies » contemporains. La question de leur diffusion au plus grand
nombre devient alors cruciale pour l’artiste. Dès 1844, il projette de donner
les plâtres originaux au Cabinet des médailles et antiques de la Bibliothèque
nationale afin d’« en faire jouir le public qui
visite nos galeries ». Ce don sera concrétisé à sa mort. La redécouverte
et la restauration récentes de 130 plâtres et d’une vingtaine de ses moules, et
l’exposition qui s’ensuit (David d’Angers, les visages du romantisme, 5 rue Vivienne 75002 Paris, 22 novembre 2011-25 mars
2012), sont l’occasion de s’interroger sur les liens privilégiés du sculpteur
avec le Cabinet des médailles et sur les sources numismatiques de sa série de
« grands hommes ».
CONFÉRENCE
du
Vendredi 2 Décembre 2011
« L'Ecole Française
d'Extrême-Orient
et la numismatique
(1900-1956) »
par François Joyaux
L'Ecole Française d'Extrême-Orient et la numismatique
L'EFEO,
créée en 1900, à Hanoi, sur le modèle des Ecoles de Rome ou d' Athène, s'est
donnée comme objectif, dès l'origine, l'étude des civilisations d'Indochine
Française et pays voisins. Elle s'est tout de suite intéressée à la
numismatique, à telle enseigne que sa première publication fut, dès cette même
année 1900, une Numismatique annamite, par D. Lacroix. Dans le même temps, elle se constitua
une collection de monnaies vietnamiennes et chinoises qui passèrent ensuite au
Musée Louis Finot, de Hanoi. Celle-ci s'accrut très vite du fait des fouilles
archéologiques, des grands travaux de l'époque, d'achats nombreux et de dons.
En 1956, elle fut transférée au Vietnam du Nord et constitue aujourd'hui -- le
Musée Louis Finot étant devenu Musée national d'histoire -- la collection
nationale du Vietnam réunifié.
CONFÉRENCE
du
Vendredi 4 Novembre 2011
« L'exploitation, par
les ducs de Lorraine,
des mines du Val de Lièpvre
(XIe-XVIIIe s.) »
par Bruno Jané
La maison ducale de Lorraine
s’est, dès sa création, intéressée de très près à la production du métal blanc
provenant des gisements vosgiens du Val de Lièpvre et de Galilée. Malgré de
nombreuses difficultés techniques (approvisionnement en bois ; problème de
main-d’œuvre qualifiée) et d’ordre général (obstacles du relief et du
climat ; ainsi que d’incessants conflits avec l’empereur) les ducs
lorrains n’ont jamais renoncé à poursuivre et à développer l’exploitation de
leurs mines. Cette persévérance permet d’obtenir, au cours du XVIe siècle, un
rendement florissant qui contribue grandement au prestige du règne du duc
Antoine (1508-1544). Mais les turbulences de la guerre de Trente ans
(1631-1661) associés à l’appauvrissement général des gisements obligent les
ducs à abandonner progressivement l’exploitation de leurs mines vosgiennes. Il
faut attendre l’avènement du duc Léopold (1697-1729) pour que l’activité
minière soit de nouveau relancée de façon cohérente et efficace.
CONFÉRENCE
du
Vendredi 7 Octobre 2011
« Monnaies et
médailles françaises du Casal »
par Christian Charlet
CONFÉRENCE
du
Vendredi 2 Septembre 2011
« Critères d'identification
entre les monnayages de Charles le Chauve et Charles le Simple au type dit
‘Gratia Dei Rex’ »
par Aude Castelas
Au travers d’une étude numismatique et iconographique
nous définirons les critères propres aux productions monétaire
s au type de Gratia Dei Rex, établit par l’édit de Pîtres
daté de 864, sous les règnes de Charles le Chauve et Charles le Simple. La
présence d’un patronyme identique renforce, en effet, la difficulté
d’attribution et amorce le concept de l’immobilisation au début du Xe
siècle. La notion de l’immobilisation évolue-t-elle encore ?
CONFÉRENCE
du
1er
Juillet 2011
« 313, année du
changement : l'ouverture de l'atelier d'Arles »
par Alexis-Michel
Schmitt-Cadet
Le 28 octobre 312, l’empereur Constantin remporte une
victoire décisive au Pont Milvius sur son ennemi, Maxence. Il récupère ainsi
l’Italie et ses ateliers monétaires. Maxence avait augmenté sa production
monétaire en transférant une partie du matériel de l’atelier de Carthage à
Ostie. Pendant quelque temps, Constantin frappe monnaie dans l’atelier d’Ostie.
Rapidement, il transfère cet atelier en Arles, vraisemblablement vers le
printemps 313. L’ouverture se fait dans la continuité d’Ostie, mais des styles
nouveaux font leur apparition.
L’exposé
présentait l’histoire de la création de l’atelier d’Arles. Après, un
point historique et bibliographique nous avons découvert des monnaies dont certaines sont
inédites avec une comparaison de celles d’Ostie et la proposition d’une
nouvelle datation des premières émissions de l’atelier.
CONFÉRENCE
du
10 Juin 2011
« Symbolique des
différents des maîtres des Monnaies»
par Jérôme Jambu
C’est
au coeur d’un vaste panel symbolique, jouant sur l’origine ou la consonance du
patronyme, puisant parmi des objets d’affection et de dévotion, des armes et
armoiries, mais encore dans bien d’autres champs, que ceux qui dirigeaient les
ateliers monétaires du royaume choisissaient le différent qui permettrait aux
autorités d’identifier leur production. Depuis quelques années, la découverte
de nouvelles pièces, l’exploitation d’archives inédites et des recherches et
travaux de numismates ont permis d’identifier de nouvelles marques et de nouveaux
maîtres et d’augmenter leur corpus. La communication - initiée par le colloque
du Havre de septembre 2010 portant sur « la numismatique et
l’héraldique » et dont une publication est prévue - voudrait faire le
point sur ce sujet en expliquant le sens et la symbolique des différents
adoptés. Il s’agira et de définir ces choix selon l’origine
socioprofessionnelle des individus, de les éclaircir selon les modes et les
croyances du temps, de distinguer certaines pratiques régionales et de marquer
l’évolution en la matière.
CONFÉRENCE
du
6 Mai 2011
« Manuscrit de la Monnaie de Paris de l'Evêque de
Bayeux
400 ans de procès pour les évaluations des monnaies
»
par Laurence
Calmels
CONFÉRENCE
du
1er Avril 2011
« La valeur et le sens de l'oeuvre de J.-B. Colbert
de Beaulieu : son apport déterminant à la numismatique gauloise »
par Louis-Pol
Delestrée
CONFÉRENCE
du
4 Février 2011
« La formation du monnayage islamique
(VIIe-VIIIe siècle) »
par Gérard Krebs
A
l’époque de Mahomet, au début du VII° siècle, les Arabes ne possèdent pas de
monnaies propres. Les tribus pratiquent au quotidien le troc, tandis que les
marchands utilisent lingots ou monnaies étrangères.
Entre
636 et 655, les premières conquêtes à l’Ouest, arrachent aux Byzantins la
Syrie, la Palestine et l’Egypte et à l’Est anéantissent l’empire perse des
Sassanides. Les nouveaux maîtres musulmans reprennent à leur compte les
systèmes préexistants :
·
En
Iran et en Iraq, ils continuent à frapper de minces drachmes d’argent à
l’effigie du défunt empereur sassanide Khusru II (Chosroes). Ils se limitent
tout d’abord à ajouter dans la marge des inscriptions en arabe.
·
En
Syrie Palestine, ils conservent au solidus d’or et au follis de bronze leur
type d’origine avec le portrait des empereurs de Constantinople.
CONFÉRENCE
du
7 Janvier 2011
« Les monnayages des premiers
carolingiens »
par Philippe Schiesser
Les
monnaies carolingiennes sont généralement considérées comme stéréotypées et assez
uniformes mais cela n’est pas vrai sous les premiers Carolingiens où cette
uniformité fut peu à peu mise en place.
Dès
1873, le Vicomte De Ponton D’Amécourt soulignait la filiation des types des
premières monnaies carolingiennes avec celles des dernières monnaies
mérovingiennes (par exemple les deniers mérovingiens de Saint Martin de Tours
au pentalpha furent continués par ceux de Pépin le Bref à son monogramme puis
par Charlemagne à son monogramme avec tous trois une légende autour d’un gros
globule dans un cercle perlé au revers). La généralisation des types uniquement
épigraphiques (sans aucun motif avec uniquement des lettres) peut être mise en
contexte avec le courant de pensée lié à la représentation du divin qui
traversa le bassin Méditerranéen au VIIIe siècle (en 721 le calife interdit la
représentation des images et en 730 l’Empereur Byzantin interdit les icones).
La
multiplicité des monogrammes est grande sous les premiers Carolingiens
particulièrement pour Pépin le Bref (751-768) et Charlemagne au début de son
règne (768-771). Carloman (768-771), deuxième fils de Pépin, frappa aussi
monnaie ainsi que Louis le Pieux (roi 781-814 ; empereur 814-840), roi
d’Aquitaine à 3 ans sous l’autorité de son père Charlemagne. Vers 771,
Charlemagne ordonna un monogramme uniforme (CARO / LVS en deux lignes) et
l’atelier en deux ou trois lignes.
Presque
toutes les monnaies de cette époque furent des deniers d’argent mais il existe
aussi de rares divisionnaires (oboles unifaces bractéates) ainsi que quelques
sous d’or et des triens d’or de Charlemagne frappés en Italie après sa conquête
du royaume lombard.
Ce
n’est qu’avec la réforme antérieure à 794, qui alourdit le denier de moitié,
que les deniers de Charlemagne prirent la forme reprise par ses successeurs avec
le monogramme carolin (les lettres KAROLVS liées en forme de croix) entourées
de l’atelier et à l’avers sa titulature CARLVS REX FR autour d’une croix. Les
monnaies impériales de Charlemagne portent un buste de l’empereur à l’antique
(buste lauré, drapé et cuirassé). Du fait de leur rareté, il est probable
qu’ils ne furent pas frappés dès 800 mais seulement à partir de 812, date où
l’empereur byzantin reconnut à Charlemagne ce titre.
Mais
les difficultés de lecture de certains monogrammes sont grandes et ils ont été
interprétés de multiples manières par exemple le denier mérovingien
épigraphique A) +RI sous un tilde (barre d’abréviation) ; R) KAS sous un
tilde fut lu au XIXe siècle comme les monogrammes Rex PIpinvs KAllaS et
attribué à Pépin le Bref pour Chelles ou même comme la continuité d’une face à
l’autre TRIKAS et attribué à Troyes.
Plaque
de plomb portant l'empreinte en relief des deux coins correspondant à un denier
qui porte au droit le monogramme RP (rex Pippinus) et, au revers sur trois lignes,
la légende AVT /TRA/NO,
http://www.saint-denis.culture.fr/fr/1_3a4_ville.htm
CONFÉRENCE
du
1er Décembre 2010
« La fausse monnaie en circulation sous
le Consulat et l'Empire »
par Stéphane Derousseaux
CONFÉRENCE
du
3 Novembre 2010
« La fin des monnayages traditionnels
en Extrême-Orient (1869-1933)»
par François Joyaux
CONFÉRENCE
du
6 Octobre 2010
« Monnaies
asiatiques
inventaire des défauts des
monnaies coulées
»
par François Thierry
En numismatique, chez les conservateurs
responsables de collections patrimoniales, chez les archéologues, chez les
collectionneurs, l'état de la pièce de monnaie est toujours valorisé puisqu'il
permet à la fois d'identifier au mieux l'objet et de disposer d'un monument
représentatif de l'art numismatique, voire de l'art tout court. Il est
cependant intéressant de s'attacher aux pièces défectueuses car elles
permettent souvent mieux que les beaux exemplaires de rendre compte du
processus de fabrication.
Dans le cas des monnaies d'Extrême-Orient, qui
sont fondues, les défauts qui apparaissent sur les monnaies tout comme
leur état, sont des signes clairs des méthodes utilisées (fonte dans des moules
bifaces ou dans un moule uniface, gravure dans le moule ou usage de la
technique des monnaies mères, ou encore usage des matrices à moule).
C'est
en établissant une sorte d'inventaire des défauts qu'on met en lumière le
processus de fabrication des monnaies en Asie orientale. Les traces d'éclat de
moule, manques de métal à la coulée, tréfilages, marques d'intervention
manuelle, sont autant d'indications qui, depuis la création du modèle jusqu'à
la fonte de la monnaie destinée à la circulation, nous renseignent sur les
méthodes utilisées.
CONFÉRENCE
du
1er
Septembre 2010
« L'apport des analyses élémentaires
aux monnayages de Saint Louis »
par Amel Teboulbi
CONFÉRENCE
du
7 Juillet 2010
« Trésor des environs de Poitiers »
par Arnaud Clairand
CONFÉRENCE
du
2 Juin 2010
« Le retour de l'or en occident au XIIIe
siècle »
par Marc Bompaire
CONFÉRENCE
du
5 Mai 2010
« Monogrammes des monnaies de Raoul
(923-936) »
par Aude Castelas
Aujourd’hui
méconnu, le roi Raoul a pourtant été l’un des sujets des chroniques historiques
à travers les siècles.
Roi
de 923 à 936, Raoul fut le premier roi de la dynastie bosonide à régner en
Francie occidentale. Neveu par alliance du roi Charles le Chauve, il est surtout
associé à la famille robertienne par son mariage avec Emma, fille du roi Robert
Ier. Alors duc de bourgogne, Raoul fut élu en 923 par les grands du royaume pour lui succéder au
détriment de Charles le Simple.
Au-delà
des sources littéraires, la monnaie, source matérielle principale, nous apprend
de nombreux détails de cette époque où les changements politiques et
économiques aboutiront au système féodal.
La
monnaie est l’objet qui permet à
l’image royale de circuler le plus aisément dans tout le royaume. Sa diffusion
permet alors de définir matériellement le territoire où s’affirmait l’autorité
politique et économique du roi Raoul.
S’attachant
à l’étude de l’image présente sur la monnaie, et plus particulièrement au choix
du monogramme, nous pouvons considérer la pièce comme la preuve d’alliances
politiques et économiques, même symboliques.
Cependant
le manque de sources iconographiques datées du règne de Raoul nous incite à
peut-être donner une importance excessive à l’étude de la monnaie dans la définition d’une
iconographie royale. La monnaie reste l’une des seules sources matérielles nous
permettant de définir le règne d’un roi trop longtemps dans l’ombre de
l’histoire.
CONFÉRENCE
du
3 Février 2010
« La route de l’étain»
par Louis-Pol Delestrée
CONFÉRENCE
du
6 Janvier 2010
« La création de la piastre d'Indochine d'après les
archives des frères Barre (1879) »
par François Joyaux
COMPTES RENDUS
DES CONFÉRENCES
des Années
: 2001-2002 2003 2004 2005