COMPTE RENDU

de la sortie

du Printemps 2005

en Picardie :

 

Les  6 & 7 Mai 2005 la SÉNA se rendait en Picardie pour sa sortie de Printemps organisée par Germaine Demaux.

 

Après la visite du centre d’études et du site archéologique de Ribemont-sur-Ancre  commentée par Louis-Pol Delestrée, le reste de la journée était affecté à la visite de Péronne et de l’abbaye de Corbie.

 

abbaye de Corbie :  Armoiries

 

 

 

 

A Péronne le Musée Alfred Danicourt présente une collection exceptionnelle de monnaies Gauloises.Il constituait l’un des buts majeurs du voyage de la Séna. Malheureusement, contrairement aux indications portées sur l’affiche ci-dessus et aux affirmations téléphoniques de l’Office du Tourisme, ce Musée était fermé lors de notre passage.

 

 

 

 

 

 

 

Abbeville

 

 

La visite d’Abbeville s’est concentrée sur la visite de l’église du Saint Sépucre dont les vitraux remarquables ont été réalisés par Manessier, la collégiale St Wulfran, le Beffroi et le Musée.

 

 

Abbeville : Vitaux de Manessier

 

poids aux armes de la ville d’Abbeville (XVII°)

un demi quarteron (56,9g)

 

poids aux armes de la ville d’Abbeville (XVII°)

quart de livre (114.5g)

Comté de Ponthieu : empreinte sur cire brune du contre-scel pour les obligations sous les anglais (1361-1369)

Fac-similé du sceau du maîeur d’Abbeville utilisé du XII° à 1369 (ancien musée d’abbeville et du Ponthieu)

 

 

fermoir de l’escarcelle de velours violet aux armes de la ville

 pour mettre les sceaux et papiers de l’eschevinage  (1593)

 

 

 

 

 

marques du bureau des pauvres d’Abbeville (1601)

 

Château de Picquigny

25 Août 1475 paix de Picquigny entre la France et l’Angleterre

 

Château de Picquigny :  Armoiries

 

 

 

 

Ce voyage de printemps s’est terminé par la visite de l’abbaye de St Riquier

et du château de Picquigny.

 

 

                                                                               Jean-Claude Michaux

 

 

 

 

 

 

 

COMPTE RENDU

de la sortie

d’automne 2004

 

 

au cimetière parisien du Père-Lachaise :

 

 

 

 

Le samedi 11 Septembre 2004 la SÉNA avait consacré sa journée à ce cimetière très célèbre.

 

Christian Charlet, avec sa compétence habituelle, a organisé et animé cette visite. Historien des cimetières parisiens et Conseiller culturel du service central des cimetières et des conservateurs de la ville de Paris, il nous a  non seulement guidé dans ce cimetière unique, mais nous a en outre montré les actions engagées ces dernières années pour sauvegarder le patrimoine funéraire, recréer les voies de circulation secondaires et  retrouver l’harmonie perdue par l’accumulation excessive et par les excès des certains visiteurs.

 

Par une belle matinée nous avons donc parcouru les allées de ce cimetière en consacrant une attention particulière à  ses créateurs, à des archéologues, des sculpteurs et surtout  des graveurs.

 

Ce cimetière a été ouvert en 1804, sur une ancienne propriété campagnarde utilisée par les jésuites parisiens, et en particulier le père François de La Chaise qui fut confesseur et conseiller de Louis XIV.

 

Parmi les très nombreux et remarquables monuments nous en avons retenu une petite sélection pour illustrer cette visite :

 

                      cliché J.C. Michaux  dts réservés

                                     

 

L’architecte Alexandre Brongniart,  a tracé les plans de ce cimetière paysager, véritable « jardin pour les morts » sur une surface qui n’était alors que de 17 hectares. Le médaillon sur sa stèle représente la palais de la Bourse à Paris, qui fut l’une de ses grandes réalisations.

 

 

                                           Cette obélisque marque la tombe de Champollion

 

                  Le silence de Préault dont la copie est au Louvre

 

                    Le monument du bronzier RAVRIO décoré de nombreux bronzes.

                      cliché J.C. Michaux  dts réservés

 

Les zibelines et marteaux sur l’immense monument de la « princesse » Demidoff-Strogonoff rappellent que cette famille tirait son immense richesse de l’exploitation des mines d’or et de Sibérie et de l’Oural.

 

 

 

 

Michel Brézin mécanicien fondeur

Etienne Bertrand Secrétaire général de l’administration des Monnaies

 

 

 

 

 

 

La famille Gatteaux comprend plusieurs sculpteurs et graveurs de monnaies et médailles

Sophie de Grouchy tenait salon à l’hôtel des Monnaies quai de Conti.

Quelques monuments de divers acteur de la Monnaie de Paris.

 

 

 

 

 

Les membres de la SÉNA ont eu une pensée pour Boris Chabachoff, ancien Président, décédé en 1986.

 

L’après-midi, sous la pluie,  la visite s’est poursuivie, à titre exceptionnel,  en voiture au travers des 44 hectares de ce cimetière de l’Est.

 

                                                                             Jean-Claude Michaux


 

COMPTE RENDU

de la sortie

du Printemps 2004

à Amiens :

 

Le samedi 15 Mai 2004 la SÉNA se rendait à Amiens pour sa sortie de Printemps.

 

 Notre vice-présidente Germaine Demaux qui a longtemps habité la ville, doit être remerciée pour avoir admirablement tenu le rôle d’un guide partageant ses compétences sans jamais lasser ses auditeurs.

 

La Cathédrale Notre-Dame qui a dans sa majeure partie été construite en 16 ans, à partir de 1220,  a une grande unité de style. De par ses dimensions, avec une nef de 145 mètres, une hauteur sous voûte de 42 mètres, et une flèche de 112 mètres, elle est une des plus grandes. C’est aussi une de celles qui présentent la plus grande richesse sculpturale, qu’il s’agisse de la façade avec ses trois portails dont l’ornementation illustre l’Histoire Sainte, des portails sud et nord, et du contrefort de la tour nord orné des statues de Charles V et de son entourage.

 

Portail de la cathédrale d’Amiens          cliché J.C. Michaux  dts réservés

 

 

    Portail central                                           cliché J.C. Michaux  dts réservés

 

On s’est longuement extasié devant la splendeur des trois rosaces, la finesse des piliers, la richesse du mobilier intérieur.  A ce titre s’est imposé surtout l’ensemble exceptionnel  de 110 stalles du chœur dont chacune est ornée sous sa miséricorde d’une scène de l’Écriture finement sculptée dans la masse.

L’attention des membres de la SÉNA a particulièrement été attirée sur 2 accoudoirs représentant respectivement un monnayeur et un changeur.

 

Monnayeur                                          cliché J.C.. Michaux  droits réservés

Le Changeur ou usurier présente des monnaies qui sont reproduites assez nettement. Une telle précision est exceptionnelle. D’autant, plus qu’au lieu de reproduire des monnaies d’or ou d’argent, le sculpteur a pris pour modèle des monnaies de billon.

 

Monnayeur

Changeur

 

Blanc aux couronnelles

frappé à St Quentin sous Charles VII

                                clichés J.C. Michaux  & Dominique Hollard droits réservés

 

 

M. G. Beneut a identifié ces monnaies pour des blancs aux couronnelles de Charles VIII  (BSFN, juillet 1969, P. 434 & 435)

 

 

Monnaies et bourses du Changeur                           cliché J.C. Michaux droits réservés

 

Blanc aux couronnelles frappé à  St Quentin sous

Charles VII                                        cliché D. Hollard droits réservés

 

On s’est longuement arrêté devant les ensembles statuaires illustrant les vies de Saint-Jean et de Saint-Firmin. Se sont imposés aussi l’ange pleureur du chanoine Lucas, la scène en relief de l’épisode de Jésus chassant les marchands du temple,  le reliquaire de Saint-Jean-Baptiste….  Il faut encore souligner la richesse des chapelles latérales, la magnificence de la grille du chœur, la splendeur des gisants en bronze des évêques fondateurs, le labyrinthe qui rompt la monotonie du carrelage du sol, etc.

 

Tableau de la confrérie du Puy Notre-Dame             cliché J.C. Michaux  dts réservés

 

 

Un déjeuner en plein air, au bord de la Somme, agrémenté de spécialités régionales, a reconstitué les participants avant une traversée pédestre pour rejoindre le second pôle d’intérêt de la journée.

 

Il s’agissait du Musée de Picardie, qu’on avait choisi à cause de l’opportunité présentée par une exposition de matériel de fouilles archéologiques conduites aux alentours d’Amiens jusqu’à Trèves.

 

Camée                                         cliché J.C. Michaux droits réservés

 

Mais on a aussi largement profité de la muséologie habituelle du lieu, en s’attardant devant la collection des chefs d’œuvre de la Confrérie du Puy Notre-Dame d’Amiens, la partie centrale du labyrinthe de la cathédrale cité plus haut, des échantillons du matériel de fouilles de Ribemont-sur-Ancre, des œuvres picturales d’écoles diverses parmi lesquelles les écoles flamandes et hollandaises qui sont comme un clin d’œil aux régions voisines plus nordiques, etc. On n’a pas manqué de remarquer plusieurs ensembles de monnaies exposés parmi lesquelles les antiques tiennent une place importante, mais on s’est arrêté aussi devant une poignée de jolis deniers carolingiens qui auraient pu bénéficier d’une identification les mettant mieux en évidence.

 

L’intérêt de cette journée et son agrément ont été renforcés par une météorologie très favorable.

Jacques Thilliez